Chère Amanda,
De Genève où tu as passé tant de belles années, je t'envoie ces quelques lignes pour te souhaiter un bel
et heureux anniversaire. Septante ans (soixante-dix ans diraient nos voisins français) c'est la richesse de la maturité et de l'expérience, mais c'est encore, chez toi, l'âge d'une jeunesse qui ne s'épuise pas. Pourquoi ? Parce que, comme Einstein, tu as su garder jusqu'ici ta capacité d'émerveillement, et que cette capacité constitue une qualité fondamentale des jeunes. S'émerveiller, c'est regarder la vie tous les jours avec un regard neuf, c'est marcher en avant, sans se retourner, c'est s'ouvrir à la beauté des gens et des choses, c'est se laisser étonner encore et toujours par des odeurs, des couleurs et des sons, c'est se mettre à l'unisson de la nature et de la culture.
C'est aussi aimer apprendre, connaître et transmettre, c'est-à-dire faire preuve de pédagogie. Comme tu le sais, Korczak pensait que pour être un bon éducateur, il faut savoir aimer, se remettre en question, et surtout écouter l'enfant qu'on a le privilège et la responsabilité d'éduquer. Ai-je besoin de préciser que c'est justement tout cela que l'on trouve en toi et qui te permet d'être toujours aussi jeune et rayonnante ?
Reste ainsi, chère Amanda, continue de nous suprendre parce que la vie te surprend, ne deviens jamais blasée ni cynique, et tu garderas toujours cette belle flamme de jeunesse que tes proches et tes amis célèbrent aujourd'hui avec toi.
Je t'embrasse très affectueusement, au nom de toute la famille,
No hay comentarios:
Publicar un comentario